> Place de l'élevage dans l'agriculture...  > Golden du Limousin  > La Framboise




Place de l'élevage dans l'agriculture...

...SUR LE HAUT PLATEAU LIMOUSIN ET PLUS PARTICULIEREMENT DANS LE PAYS DE POMPADOUR.

L’élevage bovin est depuis toujours une production dominante dans cette région, les veaux de lait représentaient une part très importante de la production de viande bovine jusque vers les années 1975. Puis nous avions à l’époque les veaux appelés " veaux de St Etienne " d’un poids de 350 à 400 kg vifs dont la commercialisation se faisait surtout vers la région de St Etienne d’où cette appellation, puis une catégorie de veaux plus lourds " au-dessus de 500 kg " dont la vente était destinée à la région de Lyon.

A partir des années 1970, la production a légèrement évolué en même temps que la taille des exploitations. L’élevage des veaux de lait a été abandonné par beaucoup d’exploitants car trop gourmand en main d’œuvre. Sur des structures plus importantes, la production des veaux de St Etienne et de Lyon a également régressé et s’est transformée en élevage de plein air moins exigeante.

Les mutations des systèmes de production se sont donc surtout opérées au profit de la production d’animaux maigres et continuent dans le même sens. Actuellement, un retour vers l’engraissement débouchera à l’avenir vers un élevage naisseur-engraisseur modernisé. Cette méthode apporte une valeur ajoutée à l’éleveur tout en réduisant la dépendance qu’ont les producteurs de maigre vis-à-vis du marché italien qui absorbe une grande part de ce produit.

Cette région a toujours été une région d’élevage de qualité, beaucoup d’agriculteurs pratiquent l’élevage de reproducteurs, sélectionnent, améliorent en permanence la race limousine bien connue par la qualité de da viande. Dans cette recherche de l’amélioration de la génétique, le Haras de Pompadour, par l’intermédiaires du Service des domaines, a largement participé à ce travail de recherche et de vulgarisation des méthodes.

Le premier taureau reproducteur améliorateur de la race limousine vendu à l’étranger est né au Monts (succursale des Haras) en 1967.

Sont également pratiqués dans le pays de Pompadour :
- l’élevage ovin même si aujourd’hui il est de plus en plus abandonné au profit d’autres cultures.
- la production porcine que ce soit le porc " cul noir ", race locale dont la qualité de la viande reconnue et appréciée est de nos jours marginale, ou l’élevage dit industriel qui ne s’est jamais véritablement implanté sur le secteur.

L’élevage de chevaux lourds est pratiqué seulement sous forme de débroussailleur des prés derrière les bovins ; pourtant le nombre de juments a tendance à augmenter. Serait-ce l’effet conjugué d’habiter au Pays du cheval et l’intérêt porté par les Haras sur le développement du cheval lourd ?

Les vertes prairies du Pays de Pompadour se prêtent idéalement à tous les élevages.






Golden du Limousin...

...LA 1ERE VARIETE DE POMMES QUI OBTIENT SON APPELLATION D’ORIGINE CONTROLEE (AOC) !

Depuis 1994, le Syndicat de Défense de la Pomme du Limousin travaille à l’obtention de l'Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) pour la Golden d’altitude. Ce printemps 2003 marque une avancée sérieuse dans cette démarche qualitative, grâce au rapport sur la délimitation, qui propose une aire géographique de 96 communes, dont le Pays de Pompadour est le cœur.

Cette culture des vergers séculaire a de tout temps fait partie intégrante de l’identité du Limousin et de ce fait, du Pays de Pompadour.

a] Retour sur quelques siècles d'histoire :

On raconte que Turgot, Intendant du Limousin au XVIIème siècle, se réfugiant un soir d'orage à l'abri dans une ferme du coté de St Germain les Vergnes, se régala d'une pomme. Il en fit l'éloge, la trouvant croquante, juteuse et aux formes parfaites... On la baptisa donc Ste Germaine et c'est elle qui la première bâtit la réputation des Pommes du Limousin.

C'est dans les années 50 que les premières Golden s'épanouissent sur les plateaux corréziens. Bien vite, elle a su prendre la personnalité de sa nouvelle patrie et aujourd'hui, elle confirme sa différence en cultivant le bon goût... d'avoir du goût. Les producteurs du Limousin l'avaient deviné : la Golden d'Altitude méritait le meilleur de leurs terres. De 400 hectares de vergers alors, elle a rapidement progressé : aujourd'hui en Limousin, la Golden d'altitude domine et 600 producteurs la cultivent sur 4.200 hectares. Si leur production actuelle est de 120.000 tonnes par an, ils prévoient des récoltes qui dépasseront les 180.000 tonnes. Cette progression continue, due aux qualités rares et recherchées de la Golden d'altitude, permet dès à présent d'envisager que 10 à 12 % des Golden bientôt produites et consommées en Europe seront cueillies en Limousin.

b] Golden d'altitude, la rosée du matin lui va bien au teint.

La Golden d'altitude s'épanouit sur le plateau du Haut Limousin, à partir de 300 m. Sur ce terroir hors du commun, la rosée du matin et la fraîcheur des nuits lui donnent cette personnalité connue et appréciée des amateurs : une robe rosée au pastel délicat qui met d'emblée l'eau à la bouche et un croquant inoubliable qui redonne le goût de la pomme.

Des études montrent que cette alternance des nuits froides et des journées ensoleillées et chaudes a pour effet de favoriser le développement de substances aromatiques et de pigments entraînant ce rosissement caractéristique. Ce phénomène est constaté lorsque les vergers sont situés sur des terres d'altitude moyenne, 300 à 500 m, et sur des sols à structure souple, de texture grossière et de bonne perméabilité. C'est seulement dans ce type de terroir, réunissant toutes ces conditions, que la Golden obtient sa forme allongée et garantit sa saveur, faite d'un charmant équilibre de sucres et d'acidité.`

c] Golden d'altitude à face rosée, les autres pommes vont pâlir de jalousie.

Cette variété que tout le monde connaît est souvent décriée car cultivée dans des régions inadaptées ou avec des rendements excessifs. Elle exprime cependant sur les plateaux du Haut Limousin dont Pompadour est le centre historique, une qualité inimitable. Aujourd'hui, avec la Golden d'Altitude du Limousin, ceux qui recherchent l'authenticité peuvent enfin redécouvrir le goût que la Golden avait perdu.

C'est la raison pour laquelle le Syndicat de Défense de la Pomme du Limousin travaille sans relâche à l'obtention d'un signe de reconnaissance à la hauteur de la qualité de ce produit de terroir : l'Appellation d'Origine Contrôlée, ce qui est sans précédent en pommes. Car on ne peut faire de Pomme du Limousin qu'en Limousin, comme on ne peut faire de Roquefort qu'à Roquefort...

d] La pomme du Limousin, son meilleur argument est de se faire croquer

La Golden du Limousin se caractérise par un croquant hors du commun. De la cueillette en septembre jusqu'au mois d’août suivant, sa jutosité, son subtil équilibre de sucre et d'acidité sont autant d'atouts que les producteurs ne manquent pas de faire découvrir à l'occasion de dégustations dans les points de vente mais aussi lors de foires et salons. Les producteurs de pommes du Limousin ont la volonté de promouvoir le tempérament de leur produit acquis grâce à de faibles rendements et de rudes conditions climatiques typiques des zones d'altitude.








La Framboise...

..2eme PRODUCTION FRUITIERE MAJEURE SUR LE PAYS DE POMPADOUR

A l’exemple de la Golden du Limousin, une autre production fruitière connaît un véritable succès et contribue au développement local : la Framboise.

Cette culture est essentiellement localisée sur Concèze. C’est en 1956 que les 1ers framboisiers sont plantés sur cette commune, par M. Germain DECAY. Les résultats sont rapides et incitent les autres producteurs à s’essayer à cette culture. La framboise est d’abord mise en conserve puis surgelée et vendue en fruits frais.

Ce fruit délicat est élevé dans des structures familiales. Le ramassage requiert finesse et doigté. Il se fait manuellement, au rythme d’environ 3 kg par heure.

a] Fruit légendaire, allié des repas "minceur"

Il semblerait que Jupiter avait le privilège de déguster ce fruit grâce à la nymphe Ida qui le lui récoltait. Il l’appréciait énormément. De nos jours, ce fruit, dont la valeur énergétique est de 40 kcal pour 100 g, est très prisé dans l’élaboration de repas "allégés". Son atout : on le sert aussi bien en entrée qu’en dessert, dans des plats sucré-salé et doux-acide. Ce fruit révèle également son arôme dans des liqueurs, eau-de-vie ou autres crèmes. Riche en calcium, il apporte phosphore et vitamines.

L’utilisation de ce fruit a évolué au fil des siècles. En effet, si de nos jours on l’emploie dans un but culinaire, au XVIIème siècle, on exploitait la framboise pour ses vertus "thérapeutiques" dans des produits pharmaceutiques ou pour des parfums.


b] Sa production

Majoritairement produite sur la commune de Concèze, la framboise est cultivée sur le canton de Lubersac et de Juillac (800 tonnes).

On trouve quatre variétés :
  • la Malling : framboise précoce,
  • la Meeker : framboise non remontante destinée au marché du frais à la surgélation et à la conserve,
  • Héritage et Autumn Bliss : framboise remontante réservée au marché du fruit frais.

Au Printemps (fin avril-début mai), les fleurs s’épanouissent et annoncent les premières récoltes qui débutent en juin et terminent dès les premières gelées.

Concèze, situé au cœur de la production, a décidé de célébrer ce fruit comme le faisait Jupiter en lui consacrant une fête annuelle, chaque mois de juillet. Ainsi est permis à chacun de déguster ces framboises grâce à la célèbre tarte géante (record Guinness en 1997).